Posted on 04 mars 2010
Donc, Facebook nous annonce gaiement qu’elle va sortir “environ” 600M$ de revenus, soit deux fois plus que l’année dernière.
Le détail s’avère aussi instructif que source de circonspection…
Facebook parlerai des marques comme “en situation d’expérimentation” (sic) dans l’utilisation des ses solutions publicitaires. C’est sans doute prometteur dans l’idée, autant que cela donne à penser en terme d’immaturité du modèle quand le marché attend des solutions claires et de la visibilité. Chacun [...]
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Posted on 04 mars 2010
Ces dernières semaines, nous avons assisté à un petit événement lourd de significations. En lançant Buzz, Google a surtout laissé à penser que Wave était un flop et Buzz, un recyclage. Buzz a toutes chances d’être aussi un flop, car ce que cette histoire raconte, c’est celle de la fin de la domination de la geekerie, au sens d’une certaine complexité technologique.
La société de l’information n’est plus l’apanage des geeks. Elle s’est sacrément massifiée. Elle est aujourd’hui peuplée de vrais gens, non-technophiles. Même au sein des blogs, les geeks sont devenus une minorité et l’élite blogueuse geint de l’envahissement du péquin moyen et de ses réactions de comptoir. Il va falloir s’y faire.
Oui, les outils de Google sont fantastiques, ils sont modulables et distribués et complexes. Ils correspondent en fait à un public éclairé, ou à des travailleurs de l’information soucieux de leur productivité. Vous me direz que c’est un marché, et c’est vrai, mais ce n’est pas le marché de masse de l’internaute de base, je devrai dire celui de l’outillage digital de Monsieur tout le monde…
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Posted on 10 février 2010
Cela fait 3 ans maintenant que nous sommes entré dans l’ère du web social participatif. Celui qui a succédé au web 2.0, dans cette troisième phase de démocratisation des médias, après celle du microbloguing, à travers des plateformes de socialisation. Facebook,le premier du monde occidental parmi le millier de réseaux sur cette planète, a dépassé les 15 millions de membres en France le mois dernier, avec un rythme de croissance soutenu et un niveau d’usage imposant. Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, mais finissent par se voir dans le paysage. Le monde n’a pas simplement changé à l’ère digitale, l’approche que nous avons de celle-ci est elle-même remise en cause. Il est temps de se remettre en questions.
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Posted on 03 février 2010
En septembre dernier, survolté par un Lift Marseille mémorable, j’avais consacré un billet enflammé sur le web². Depuis, de l’eau a (un peu) coulé sous les ponts et il me semble que cette nouvelle proposition d’O'Reilly a surtout suscité de la circonspection, sinon du mépris. Tout le monde baratine sur un futur drivé par le digital. On tourne en rond sur le web sémantique, en oubliant que c’est un objectif de la décennie, pas de demain matin. Cela génère déjà de la déception, comme c’est déjà le cas avec la réalité augmentée. Cela démontre à qui veut bien le regarder que l’on est dans l’inflation technoïde, pas dans la rupture d’usages qu’a marqué le web 2.0 en son temps.
Je reste sur ma conviction qu’il ne s’agit pas d’un nouveau palier pour le web, que la rupture est dans la démocratisation de l’innovation, jusque dans l’appropriation de la fonction R&D par les gens eux-mêmes, que l’impact sera dans le réel. Les révolutions sont d’abord souterraines.
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Posted in web²
Posted on 12 janvier 2010
Je vais encore une fois jouer les vieux cons, mais je trouve parfaitement superflue l’agitation actuelle autour de ce qui serait la fin de la vie privée.
Le sujet agite, notamment à cause des déclarations de Marc Zuckerberg. Le patron de Facebook se fait l’adepte d’un monde de la transparence, ou la vie privée ne serait pas la règle. Il a pris une tournure plus polémique, sous nos latitudes, quand, [...]
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Posted on 09 décembre 2009
Cela fait maintenant un sacré paquet d’années que, tous les jours que Dieu fait, ou presque, j’explique à des marques (au sens large) qu’elles doivent se connecter à leurs clients, intégrer le web social, faire partie du web plutôt qu’être dessus et tout ce genre de choses. J’y adjoint les chiffres, les cases et parmi ceux de jolis indicateurs qui montrent que ça marche. Genre voulez vous faire -6% ou +16% [...]
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Posted on 26 novembre 2009
A chaque fois que je dois parler de participatif, j’aimerai bien enlever le buzzword web 2.0, mort selon moi en 2007. J’aimais bien parler de web social, ou web participatif en bon français, mais les mots valises ont la vie dure et les vrais gens ne comprennent pas. Web 2.0 pas vraiment non plus, mais suffisamment pour que ça désigne un domaine et qu’on se comprenne. Donc, demain, je vais [...]
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Posted on 25 novembre 2009
Personne ne me contredira dans le fait que nous sommes dans une période de transition, de celles qui font remonter à la surface des vérités qui déragent, sois-disant. Ainsi celle où l’on redécouvre la fameuse règle du 1%, celle qui veut que seul 1% des usagers produisent vraiment du contenu. Celle qui est aussi dans le fameux 1/10/100 : un producteur, dix critiques (commentaires, votes, taguing), cent lecteurs. Toutes sortes de choses connues depuis longtemps, j’exhume d’ailleurs à votre attention un billet de 2006.
1% c’est peu, ce qui fait dire à certain que cela pose un problème de légitimité et un problème tout court.
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Posted on 11 novembre 2009
Coup sur coup, le PEW nous a gratifié de deux livraisons magistrales. L’une sur Twitter et la mise à jour de statuts sur le web, l’autre sur les phénomène d’exclus sociale et le web.
Je trouverai génial qu’il y ait, en France, sinon en Europe, une sorte d’équivalent du PEW. Cela éviterai de se dire que ce sont des chiffres US et d’avoir des points de comparaison. Mais on se contentera de ça, sachant que, dans le fond, ces deux livraisons viennent corroborer ce que l’on sait déjà.
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Posted on 10 novembre 2009
Hier, sans que l’on sache très bien la portée pratique de son propos, Ruppert Murdoch est allé au bout de sa logique, avec l’intention de déréférencer les articles payants de ses journaux. Cela aura le don d’en laisser plus d’un dubitatif. Google passait jusque là pour incontournable en apport de trafic, imaginer une seconde faire une croix sur l’affluence par le search étant, de l’avis général, un suicide économique pour toute activité en ligne. A cela, Murdoch renvoie cette sentence qui est qu’il vaut mieux moins de clients qui payent bien et régulièrement qu’une foule de prospects qui consomment de la bande passante.
J’ai eu l’occasion d’expliquer que le problème auquel était confronté la presse, et la vraie motivation de Murdoch, à mon sens, c’était la démonétisation du marché de l’information, un phénomène qui oblige à repenser complètement le périmètre du business et à réfléchir, avec une grille totalement nouvelle, sur ce qui fait la valeur des choses.
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