En septembre dernier, survolté par un Lift Marseille mémorable, j’avais consacré un billet enflammé sur le web². Depuis, de l’eau a (un peu) coulé sous les ponts et il me semble que cette nouvelle proposition d’O'Reilly a surtout suscité de la circonspection, sinon du mépris. Tout le monde baratine sur un futur drivé par le digital. On tourne en rond sur le web sémantique, en oubliant que c’est un objectif de la décennie, pas de demain matin. Cela génère déjà de la déception, comme c’est déjà le cas avec la réalité augmentée. Cela démontre à qui veut bien le regarder que l’on est dans l’inflation technoïde, pas dans la rupture d’usages qu’a marqué le web 2.0 en son temps.
Je reste sur ma conviction qu’il ne s’agit pas d’un nouveau palier pour le web, que la rupture est dans la démocratisation de l’innovation, jusque dans l’appropriation de la fonction R&D par les gens eux-mêmes, que l’impact sera dans le réel. Les révolutions sont d’abord souterraines.
