Alexis Mons

Time to shift

Le numérique pour faire aimer les livres

Tags: # # #

La crise a du bon. Elle oblige à repenser les choses, pour peu d’appliquer une grille de lecture renouvelée et en particulier de cesser de penser en segmentation de marché d’avant l’économie digitale. Celle-ci n’est pas une couche additionnelle de l’économie, ou un simple canal. C’est bien plus profond que ça.
J’ai déjà longuement développé le phénomène de démonétisation, qui amène des segments entiers à se contracter sinon potentiellement disparaître. Quand, samedi dernier, j’écoutais Rue des Entrepreneur aborder l’idée de décroissance, cela me faisait sourire. Voir un marché décroître est tout sauf une vue de l’esprit. La vraie question est de savoir comment on permet aux gens de maintenir sinon développer leur qualité de vie avec moins d’argent en circulation.
Dans la série “la peur du vide”, il n’y a pas que les médias, il y a aussi le livre. A l’heure où le Kindle arrive en France (avec un catalogue 100% anglophone ndr), je suis las de ces inévitables débats stériles opposant tel libraire, auteur ou éditeur à un militant ou entrepreneur du web, et qui s’enferme sur la questions stupide de savoir si le livre va mourir ou non. C’est une vision idiote. Le livre numérique n’est qu’une extension des moyens par lesquels nous pouvons lire et accéder aux contenus au sens large. Le livre numérique, c’est aussi une formidable opportunités pour inventer de nouveaux formats et usages individuels et collectifs de la littérature.

 

Propulsé par wordpress sur la plateforme Owni.fr - tous les contenus de ce site sont sous licence Créative Commons - Remonter sur Terre